Introduction

Introduction
Vous avez peut-être déjà entendu parler de Chelsea Lukas, ou pas. Mais si réfléchissez, rappelez-vous des magazines que vous avez vu à la presse/tabac ce matin en allant chercher votre paquet de cigarette ou votre journal. Chelsea Lukas, on la voit de partout, c'est la nouvelle qui fait polémique. Vous ne voyez toujours pas? Et si je vous dis... Pete Doherty. Ca vous reviens? Impossible que vous soyez passés à coté de cette histoire... C. Lukas, petite-amie de P. Doherty de douze ans son ainé. Et bien Chelsea, c'est moi.
J'ai rencontré Peter il y a un an et demi, après un concert des Babyshambles auquel je n'avais malheureusement pas assisté par manque d'argent. Du coup, j'avais passé ma soirée dans un bar, seule. Et comme vous l'aurez devinés, Drew, Mick, Adam et bien évidemment, Pete, sont arrivés pour fêter la fin de leur tournée. J'étais au fond de la salle, une limonade à la main (j'avais oublié ma fausse carte d'identité ce soir là) et je les regardais du coin de l'oeil, intimidée et à la fois étonnée. Ils ont dû remarquer que je les regardais car ils se sont invités à ma table. Adam m'a payé une bière et très vite j'ai sympathisé avec eux, oubliant totalement leur statut de rock star. En fait j'avais plus l'impression d'être dans un rêve qu'autre chose. C'est peut-être ce coté «je vous considères à la même enseigne que n'importe qui» qui leur a plu car ils ont voulu garder contact. Pendant un mois peut-être je n'ai pas reçu de nouvelles, je me disais que c'était belle et bien un rêve. Et un matin, je reçois un texto de la part de Pete. Le soir même on s'est tous revu pour l'anniversaire de Mick. Ils avaient tous au moins dix ans de plus que moi mais ne me prenait pas pour autant pour une gamine, au contraire même s'ils se permettaient certaines blagues ils me considéraient tous comme une adulte. J'étais d'ailleurs même plus responsable qu'eux. J'étais, oui, c'est du passé, parce que tout ça c'est terminé. Pas longtemps après que j'ai commencé à trainer avec eux j'ai été initié lors d'une fête aux «joies» de la drogue.
Ca fait 5 mois maintenant. Cinq mois que je fréquente Peter pour plus que de l'amitié. C'est lui qui m'a tout appris. Alcool, drogue, sexe. Avant de le connaitre j'étais une fille plutôt discrète et solitaire. Mais depuis que je le connais, ca a été le jour et la nuit. Encore plus depuis qu'on sort officiellement ensemble. Enfin officiellement, aux yeux de nos amis. On a essayé de le cacher le plus possible à la presse pour ne pas que j'ai de problème mais c'est trop tard.
Plus le temps passe plus on en parle. «La petite-amie de Pete Doherty ivre morte après une soirée bien arrosée.» «Chelsea Lukas, 17 ans et déjà dépendante de la cocaïne.» «La chambre de Pete ne suffirait-elle pas? Les deux tourtereau dans les toilettes d'une boîte de nuit.» Ca fait trois mois qu'on fait les gros titres. Des filles me jalouse et me déteste, d'autres me détestent simplement, sans me connaitre. Et depuis trois mois que même ma photo se retrouve dans des magasines, impossible de cacher d'avantage cette relation à mes parents qui ont décidés que je ne le verrais plus. Selon eux, Pete Doherty égale pour moi «Alcool Sex Drug & Rock'n'Roll» mais pas de place pour l'«amour». Non selon eux à 17 ans on ne sait pas ce qu'est l'«amour». En plus de ça, ils n'approuvent pas du tout la différence d'age. Bien sûr je le vois encore, dans leurs dos. Mais d'une façon ou d'une autre ils finissent par le savoir car je me retrouve en couverture d'un magazine le lendemain.
Vraiment, qu'est-ce que j'ai a envier? Je sors avec Pete Doherty, d'accord, c'est une chose. Tellement de monde l'admire. Mais j'aurais préféré ne jamais l'avoir connu. Ou plutôt, qu'il ne se soit jamais fait connaitre. C'est égoïste je le reconnais. Je suis égoïste. Il faut être fou, beaucoup rêveraient d'avoir ma vie. Ah, c'est bien qu'ils ne savent pas ce que je vis chaque jours...

# Gepost op maandag 27 oktober 2008, 21u54

Gewijzigd op woensdag 29 oktober 2008, 18u01

1ère partie: «Tu ne le verras plus ma fille.»

1ère partie: «Tu ne le verras plus ma fille.»
J'étais recroquevillé derrière la porte de ma chambre, me tenant le poignet droit qui me faisait horriblement mal. Les larmes n'arrêtaient pas de couler le long de mes joues et c'était impossible pour moi de me calmer. J'en avais marre, je voulais juste partir de cette maison définitivement et vivre mon amour avec Peter. Ca faisait presque deux heures maintenant. Deux heures que j'étais enfermé là. Pour ne pas changer, mon père m'avait encore frappé venant de lire l'un de mes exploits dans un magazine. Ma mère pendant ce temps s'était chargée de m'enlever tout ce qui pourrait me mettre en contact avec le monde extérieur. Téléphone portable, ordinateur, et même la télévision et la chaîne-hifi. «Tu es devenue une trainée à cause de ce mec! Tu es une honte pour la famille!» m'avait-elle dit... Combien de fois est-ce que j'avais entendu ces phrases déjà?! Tellement de fois... C'était toujours le même refrain qu'elle ressortait.
Il était presque minuit, à présent la maison entière dormait, sauf moi. Je me leva de derrière la porte, j'avais l'impression de ne plus avoir de larmes tellement j'en avais versés mais je grelottait toujours. J'avais si peur que mon père ouvre la porte d'un coup pour en remettre une couche. Même si celle-ci était fermée à clé, on ne sait jamais avec sa force, ou un simple tourne-vice.. Je laissa ma jupe tomber sur le sol gardant mon débardeur et mon sous-vêtement puis me glissa sous ma couette sans attendre, la remontant jusqu'au dessus du nez. Je fixais mon réveil. Ca y est, minuit pile. J'espérais que la nuit soit longue, trop peur de savoir ce qui m'attendrais encore demain.
Impossible de dormir pour moi, je regardais les minutes passer en pensant à Pete que j'aurais dû normalement voir ce soir. Mes paupières se fermèrent lentement et alors que le sommeil allait m'emporter j'entendis cogner contre le volet. Je me redressa dans le lit pensant avoir mal entendu mais je les voyais bouger. J'étais partagé entre la peur et la joie, mais la joie l'emporta et je me précipita vers ma fenêtre que j'ouvris le plus silencieusement possible, de même pour les volets. En voyant le visage de Pete, le mien s'illumina, je mis mon doigt devant mes lèvres pour lui dire de ne pas faire de bruit et le laissa entrer.
«Comment est-ce que tu es monté? T'a vu comme c'est haut.» lui demandais-je en chuchotant.
A la suite de ma question, il positionna à son tour son doigt devant mes lèvres avec un petit sourire. Je savais ce que ca voulais dire ça maintenant, «ne pose pas de question». Il replia ensuite son index pour lever le pouce et venir essuyer sous mes yeux. Quoi? Des larmes encore? Oh non... le maquillage, il va se douter qu'il s'est passé un truc, même si ca devait être fait depuis longtemps. Mais il ne me demanda rien et m'entraina vers mon lit sur lequel il m'allongea en m'embrassant. Même pas 24 heures et ses lèvres m'avait tellement manqués...il m'avait tellement manqué. Je prolongea amoureusement commençant à déboutonner son jean lentement pour éviter le moindre bruit. Il caressait du bout des doigts mes hanches, j'adorais quand il me faisait ça. J'adorais sentir ses mains posés sur mon corps. On se retrouva bientôt tout deux plus qu'en boxer. Plus qu'un petit bout de tissus semait une séparation entre nos deux corps. Soudain, son portable se mit à sonner, une sonnerie loin d'être discrète. Il sauta du lit pour chercher son cellulaire dans la poche de son pantalon au sol et l'éteindre mais c'était trop tard.
«CHELSEA OUVRE TOUT DE SUITE!»

# Gepost op maandag 27 oktober 2008, 23u07

2ème partie: «Ne nous prends pas pour des c***.»

2ème partie: «Ne nous prends pas pour des c***.»
«CHELSEA OUVRE TOUT DE SUITE!» La voix de mon père raisonnait dans toute la maison ce qui avait réveillé ma petite s½ur qui se mit aussitôt à pleurer. Il donnait de grand coups dans la porte et je voyais la poignée se tourner de droite à gauche essayant en vain d'ouvrir. Je sauta du lit à mon tour, mon coeur battait si vite. Je remit mon débardeur et attrapa les vêtements de Peter que je cacha sous ma couette. Il me regardait interrogativement, il ne pouvait pas sortir par la fenêtre car du couloir où mon père se trouvait on voyait l'extérieur. J'ouvris ma penderie et sans que je ne lui fasse signe de quoique ce soit il s'enfonca à l'intérieur. Mon père criait encore des jurons derrière la porte. Je respira un bon coup puis ouvrit la porte l'air de rien.
«Qu'est-ce qu'il se passe?» Ma voix tremblait, j'espérais qu'il ne le remarque pas. Il me poussa pour passer et regarda sous mon lit avant de se tourner vers moi.
«OÙ IL EST??» demanda t-il en hurlant de plus belle. Ma mère arriva derrière avec ma s½ur dans les bras et prit aussitôt la parole.
«Chelsea on va appeler la police, je te préviens.»
Mes yeux se remplirent à nouveaux de larmes et je me mis à mon tour à hurler. «VOUS ÊTES MALADE! Vous ne savez pas me faire confiance deux minutes.»
«Comment pourrait-on?» Reprit ma mère. Je détestais ça, elle avait toujours une voix calme comme si tout allait bien. Je préférais encore entendre les cris de mon père que ne pas savoir où elle allait en venir.
J'étais dos à mon père qui venait de soulever la couette, je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que les vêtements vole devant moi. Je n'eus même pas le temps de me retourner qu'il m'attrapa la nuque.
«Chérie emmène Brooke dans sa chambre.» Dit-il calmement à ma génitrice qui s'exécuta sans attendre. A peine la porte refermée il me propulsa au sol me rouant un coups de pieds. J'étais allongé par terre, je me releva en pleure me plaqua contre le mur n'osant pas affronter le regard de mon père. Il se rapprocha de moi et m'attrapa à la gorge, je n'arrivais même plus à respirer tellement qu'il me serrait fort. De son autre main il me gifla violemment deux fois de suite.
PDV PETE
J'entendais hurler, mon coeur se resserrait en entendant la voix de Chelsea. Venir était surement une mauvaise idée mais j'avais tellement envie de la voir. J'étais dans le fond de la penderie, ce n'était pas la peur de me faire découvrir que je ressentais mais plus la peur que son père lui fasse du mal. Je ne savais pas de quoi il était capable et j'étais loin de me douter qu'il venait de trouver mes fringues. Soudain un bruit sourd se fit entendre puis un claquement, une gifle c'était certain. Je ne pouvais pas rester là à laisser ma petite-amie se faire frapper et sans plus réfléchir je sortis de l'endroit où je me trouvais. Chelsea était assise contre le mur, les jambes contre sa poitrine, elle pleurait et me regardait désolé. Désolé? Mais elle n'avait pas à l'être. Son père se tourna vers moi. Là c'était sûr, ce n'était pas demain la veille qu'il allait m'apprécier, surtout que je me retrouvais en boxer devant lui et qu'il allait certainement être dégouté de comprendre que je m'apprêtais à faire l'amour à sa fille sous son toit.
«Sale pute!» Ca ne loupa pas. Maintenant il voyait sa fille comme une prostituée. Non mais oh, je suis tout de même son copain, pas un inconnu. Il se rapprocha de moi, les veines de son cou ressortaient tellement qu'il était en colère et me plaqua contre le mur. Je posa ma main sur son bras pour le repousser et lui donna un violent coup de poing dans le nez. Il s'éloigna d'un pas avant de se rejeter sur moi.
PDV CHELSEA
J'ai mal, je ne peux rien faire. Mon petit-ami est en train de se faire frapper par mon père sous mes yeux et je ne peux rien faire.
«LÂCHES-LE!!!! » criais-je jusqu'à m'égosiller. Une main sur les côtes, je me releva finalement avec beaucoup de mal. Je me précipita du plus vite que je pouvais vers eux pour me mettre au milieu. Mon père tenait fermement Pete par la nuque, on aurait dit qu'il essayait de l'étrangler. Je lui attrapa le bras pour qu'il le lâche, le suppliant.
«Le frapper ne servira à rien, la police va arriver.»
C'était ma mère qui venait de faire irruption dans la chambre. Sur ces mots mon père lâcha Pete et je me laissa tomber au sol. Pete se baissa en vitesse vers moi pour me prendre dans ses bras, savoir si ca allait aller ou pas. Bien qu'il savait que ca n'allait pas.
«N'en profite pas pour la toucher p'tite ordure.» ajouta mon père avant de quitter la pièce.

# Gepost op woensdag 29 oktober 2008, 17u48

3ème partie: «J'en ai marre.»

3ème partie: «J'en ai marre.»
J'étais allongé, les yeux grand ouverts, rivés sur le plafond blanc éclairé par les premiers rayons du soleil. Ma nuit avait été courte, très courte. J'avais bien dû dormir qu'une petite heure après le départ de Pete. Heureusement il n'avait pas eu de problème. Mon père avait voulu porter plainte pour coups mais c'était perdu d'avance comme c'était de la légitime défense. Les flics ne s'étaient pas embêtés avec cette histoire, par chance.
7heures. Je poussa la couverture lentement et partis m'enfermer dans la salle de bain. J'en ressortis quelques minutes après, habillée d'un slim en jean et un teeshirt des Babyshambles. D'ailleurs si ma mère se rendait compte qu'il s'agissait de ce groupe elle s'empresserait de me le faire enlever. Mon maquillage se contentait d'un bref camouflage des bleus sur mon visage, et j'avais laissé mes cheveux brun à la mine décoiffés retomber sur mes épaules. Mon perfecto était posé sur mon lit, je le mis en vitesse puis attrapa mon sac de cours. J'avais juste envie de partir de cette maison, et je ne comptais pas prendre la peine de déjeuner. Les événements de cette nuit m'avait totalement coupé l'appétit. Je me dirigea vers ma table de chevet où se trouvait mon paquet de clope et un peu de monnaies.
«Tu n'a pas besoin d'argent pour te rendre au lycée.»
Je me retourna en sursaut. Mon père se trouvait sur le seuil de la porte. J'enfouis le billet et les pièces dans ma poche ainsi que les cigarettes et sans lui répondre m'avança vers l'espace qu'il laissait pour sortir.
«Tu ne prends pas le car aujourd'hui, je t'emmènes. Ne me prends pas pour un con, je sais que tu comptais aller voir l'autre connard.»
L'autre connard? Il pouvait m'en vouloir d'être tombé dans la drogue, à moi il pouvait m'en vouloir de ce qu'il voulait. Il pouvait m'insulter j'en avais rien à foutre. Mais il ne pouvait pas reprocher à Peter de m'aimer, il ne pouvait pas l'insulter comme il en avait envie. Bien évidemment j'avais trop peur pour lui dire en face alors je resta encore muette et descendit les escaliers. Des fois il ne fallait mieux ne rien répondre.
Je passa devant la cuisine sans adresser un mot à ma mère et alla enfiler mes bensimon blanche qui se trouvaient dans le placard du hall d'entrée. Mon père arriva derrière. C'est pas vrai même lorsque je mets mes chaussures il se sent obliger d'épier mes faits et gestes. Sans un regard je partis dans le garage m'enfermer dans la voiture. Il arriva pas même une minute après et on parti. Inutile de vous dires que le trajet se fit dans le silence le plus total et qu'une atmosphère pesante régnait dans le véhicule. On étais à présent presque devant le lycée, arrêté à un feu-rouge. Je regarda autour de nous, il y avait énormément de voitures. Impossible de faire demi-tour ici. Sans faire de bruit et discrètement je détacha ma ceinture et posa ma main sur la poignée que je tira vers moi. La voiture redémarra au moment où je mis un pieds dehors ce qui me fit tomber au sol. Mon père criait en m'ordonnant de remonter, marmonnant d'autres choses que je ne comprenais pas. Je me releva et partis en courant dans les ruelles pour être sûre qu'il ne me suive pas. La peur me faisait totalement oublié que j'avais mal de partout et notamment à mon genoux qui était en sang suite à ma petite chute à la sortie du véhicule. Je descendis dans le métro, heureusement que j'avais pris un peu d'argent. Malheureusement je n'avais aucun moyens de dire à Pete de me rejoindre. Rappelez-vous, ma mère m'a tout supprimée. Je ne pouvais pas aller directement chez lui, ce serait trop évident et on me retrouverait tout de suite. Je décida donc d'aller chez Carl, son meilleur ami&meilleur ennemi à la fois. Ca dépendait des périodes. Je m'arrêta à Kensington. Je détestais ce quartier. Il me rappelait un peu le miens. Chic et calme. Je pressa la touche de l'interphone en bas de son immeuble. «Barat». La réponse ne se fit pas attendre.
«C'est Chelsea, ouvres moi s'te plait..» ma voix était faible et tremblante. Un petit «bzz» se fit entendre et la porte s'ouvrit. Je monta dans l'ascenseur sans même me regarder dans le miroir. Je devais avoir une tête affreuse. Quatrième étage. Carl m'attendait devant sa porte, une clope à la main. Il se précipita vers moi et me prit dans ses bras, je résistais pour ne pas pleurer.

# Gepost op donderdag 30 oktober 2008, 16u00

4ème partie: «Je vais bien ne t'en fais pas.»

4ème partie: «Je vais bien ne t'en fais pas.»
Ca faisait maintenant presque une demi-heure que j'étais assise sur le sofa. Un verre de jus d'orange et un croissant devant moi. Encore intacte. J'avais bien fait de venir voir Carl. Il respectait mon silence et ne m'obligeait pas à lui raconter ce qu'il s'était passé pour mieux comprendre. De toute façon il aurait beau demandé j'étais pas là pour me confier ou que l'on me prenne en pitié. Je me servais seulement de lui comme intermédiaire pour qu'il appel Pete.
On sonna à l'interphone. Le grand brun me susurra à l'oreille qu'il s'agissait de Peter et disparu dans la pièce d'à coté. J'étais inerte, les mains sur mes genoux, le visage baissé. Mon c½ur se resserrait. Drôle de sensation. C'était bien la première fois que j'éprouvais ça à l'idée de voir l'homme que j'aime. La peur toujours présente sans doute. C'est tout ce qui pourrait expliquer ce comportement. La peur de me faire retrouver bien vite et ramener de force chez mes géniteurs. Oui à mes yeux ce ne sont plus mes parents. Comment des parents pourraient-ils se comporter ainsi avec leur enfant? Des parents qui, je tiens à le signaler, étaient partiellement presque totalement des inconnus pour moi.
« Tu ne devrais pas être au lycée toi? »
C'est tout ce qu'il a à me dire après ce qu'il s'est passé cette nuit?! Je ne prends même pas la peine de relever la tête ou de répondre. Sa voix est tellement dépourvu de sentiments. Mais j'ai l'habitude. Quand il y a quelqu'un d'autre avec nous, Pete est totalement différent que dans l'intimité. Je ne peux pas lui en vouloir, je suis pareil après tout. Je n'aime pas montrer ce que je ressens. Et j'aime semer le doute dans l'esprit des autres. De toute façon, ce qu'il doit savoir, il le sait.

Je prends mon sourire factice pour le regarder. Il n'est plus là.
J'entends des voix venant de la cuisine, sa voix accompagnée de celle de son fidèle acolyte. D'un pas naturel essayant d'oublier la douleur que je ressens dans l'ensemble de mon corps je me dirige vers ces voix. Ils sont tout les deux là assis autour de la table, une bière à la main à même pas 9 heures du mat'. Elle est belle la jeunesse. Un simple regard et Carl comprit tout de suite que je ne voulais pas qu'ils boivent aussi tôt, sans moi. Il m'ouvrit alors une bière me jetant des coups d'½il interrogateur. Â, c'est vrai. J'ai l'air d'aller si bien maintenant alors que je fondais limite en larmes tout à l'heure. Je lui lança un regard fulminant du genre « Mec, tu dis quelque chose à Pete t'es mort! ».

« Bon allez Chelsea on bouge! »
Je releva mes yeux menaçants vers Peter. Comment ça on bouge? Merde c'est vrai il ne sait pas que j'ai « fuis » la prison dans laquelle je me trouvais. Quoique ca semble évident mais il n'a pas l'air de percuter. Je crois bien savoir pourquoi, Monsieur à déjà prit sa dose matinal.

Encore aucun mot de ma part. Je bois une dernière gorgée dans la bière et quitte l'appartement laissant Carl nettoyer après notre passage.
« Ce fut un plaisir de discuter avec toi meuf! »
Son corps frêle penché au dessus d'une rambarde en acier nous regardait nous éloigner. Pete pointa son majeur vers lui avec un grand sourire.
« Bouffon. » murmura-t-il, ce qui eut pour la première fois de la journée le mérite de me faire sourire sincèrement.

Le vent balayait ma frange trop droite de mon front, juste le bras de Peter autour de mes épaules me faisait un grand bien que jamais je ne lui avouerais. La peur que je ressentais chez Carl avait totalement disparu alors que je risquais deux fois plus de me faire prendre dans les rues. Mais j'étais avec Pete. Je me sentais libre. Déconnecté de toute réalité.
On s'engouffra dans le métro londonien. Direction Soho. L'industrie du sexe. Quartier des prostituées. Mais aussi l'endroit où avait choisi de vivre Pete. Allez comprendre pourquoi, ce n'était généralement pas le genre de quartier où l'on peut vivre. Lorsque l'on est célibataire, c'est le rêve ici. Même lorsque l'on ne l'est pas en fait. Quartier qui plairait à n'importe quel ado névrosé.

Un sex-shop, un deuxième, une boutique sado-maso, une boite de strip-tease, un bar, on monte les marches, nous y voilà. Oui il habitait juste au dessus d'un bar très fréquenté. C'était fun. Lorsque je passais mes nuits chez lui j'avais juste à descendre trois marches et venir draguer le petit papi derrière son comptoir pour pouvoir boire à volonté. Je remontais même avec des verres offerts par les clients.
CLAC. La porte se ferma dans un vacarme. Pete se jeta littéralement sur moi. Ses mains expertes se mirent à caresser l'extrême maigreur de mon corps. Il m'embrassa la nuque, me mordillant légèrement par moment puis remonta ses lèvres aux miennes pour forcer l'entrée de ma bouche avec sa langue. Nos organes buccaux se flattent un moment jusqu'à ce qu'il se détache de moi pour m'attraper la taille et me porter jusqu'à son lit sur lequel je me retrouva assise. D'un geste assuré il fit glisser mon perfecto usé le long de mes bras. Un sourire apparu sur ses lèvres à la vu du teeshirt que je portais. Eh oui Babyshambles chéri. Je suis fière malgré tout de sortir avec Pete Doherty tu sais.
On enleva mutuellement l'ensemble de nos vêtements d'une vitesse impressionnante mais si douce à la fois. Ca y est.
Nos corps ne forment plus qu'un.

*Insomniaque que je suis voilà que je poste déjà une 4ème partie.
Bon je sais, deux suites où il n'y a pas vraiment de rebondissements mais ca va venir...

# Gepost op vrijdag 31 oktober 2008, 00u56

Gewijzigd op vrijdag 31 oktober 2008, 01u56